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Saint-Jean-Port-Joli Ambulance sans ambulanciers

Publié le 8 octobre 2014 à 16 h 19
Auteur :
Stéphane Tremblay
La diminution des heures d’ouverture de l’urgence de Saint-Jean-Port-Joli depuis trois ans pourrait être responsable de la mort de certains patients. Des ambulanciers confirment qu’ils n’ont pu rien faire puisque les portes de l’établissement étaient fermées. 

Ces ambulanciers sont voisins de l’urgence. Pourtant ils ne sont pas les bienvenus.

‘’Actuellement, on ne peut pas entrer de patient à l’urgence de Saint-Jean-Port-Joli même si elle est ouverte partiellement’’, déplore le président directeur général des ambulances aux trois saumons, Réal  Blais .

C’est depuis 2011 que les ambulanciers sont des visiteurs indésirables.

‘’Les délais de transport ont été étirés ça fait qu’on a été pénalisé sur les deux côtés de la médaille. On part plus souvent et on part plus longtemps. Donc, la situation elle a empiré’’.

‘’Si un patient rentre il doit rentrer à pied s'il appelle l’ambulance nous sommes obligés de l’amener directement à Montmagny’’

Pour pallier aux heures réduites à l’urgence, le ministère de la Santé a mis en service une ambulance 24 heures sur 24. Devant l’achalandage, une deuxième ambulance est opérationnelle sur le territoire de 700 km2, mais seulement de 8h à 16h. 

‘’On a fourni une ambulance, mais on n’a pas fourni les ambulanciers pour mettre dedans’’

‘’On se ramasse avec une ambulance qui passe le ¾ du temps dans le garage. On ne peut pas la prendre même si on a une urgence. On ne peut l’utiliser’’

Chaque fois que Réal Blais passe devant le cimetière, il se souvient de toutes ces personnes qui sont décédées parce que l’ambulance n’était pas disponible, dont un de ses amis qu’il aurait pu sauver.

'' Premier infarctus dans la quarantaine, le délai de transport a été trop long quand l’ambulance est arrivée, le patient était décédé. Perdre des amis quand tu aurais pu les sauver, c’est traumatisant pis on en garde des traces’’     

Rappelons que le député Norbert Morin martèle depuis la campagne électorale que la santé est sa priorité. Aujourd’hui, il croit que la réforme Barrette viendra cicatriser les plaies.

‘’Y aura pu d’agence, ça va être d’autres personnes qui vont décider et peut-être que nous aurons une bonne écoute. On ne lâche pas. On existe nous aussi’’, a lancé le député libéral.

Il en coûterait 200 000$ par année pour que la deuxième ambulance soit opérationnelle douze heures par jour. Un service qui pourrait faire la différence entre la vie et la mort.


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