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La Pocatière Une infirmière invitée à faire appel au 911

Publié le 10 janvier 2017 à 16 h 46
Auteur :
Mikaël Demers
Les compressions en santé auraient bel et bien des impacts. C'est ce qui ressort d'un sondage effectué par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec. Parmi eux, ressort le manque de personnel infirmier. Un évènement survenu à l’hôpital de La Pocatière en fait foi.

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Les compressions budgétaires dans le système de santé devaient se faire sans impact sur les services. En conférence de presse hier, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec affirme le contraire.  

«Il y a 76% des professionnels en soin qui nous disent qu'elles n'ont pas le temps d'enseigner l'auto-soin avant que la personne n'aille à la maison donc quelqu'un à qui on doit enseigner comment prendre sa glycémie, comment gérer son diabète», cite en exemple la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Régine Laurent.

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Parmi les secteurs les plus touchés au Bas-Saint-Laurent, le Kamouraska.  

«Le Kamouraska est un des centres qui a été le plus coupé en ressources directes au patient. Surtout dans la catégorie 1, les infirmières, infirmières auxiliaires, et les inhalothérapeutes», constate la présidente locale au Kamouraska du Syndicat des professionnelles en soins de Québec affilié à la FIQ, Aline Boucher.

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À preuve, un incident particulier qui serait survenu en réunion d'équipe de nuit à l'urgence de l'hôpital de La Pocatière.

«Les filles ont interrogé de nuit qu'est-ce qu'on faisait si on avait besoin de masser un patient ou si on était en débordement ou quoi que ce soit et le chef de service a répondu: "au pire vous ferez le 9-1-1, si c'est un patient violent, vous appellerez la Sûreté du Québec"», résume Mme Boucher.

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Toujours selon le syndicat, le nombre d'infirmières de nuit au Kamouraska a été diminué.

«On fait le ratio selon la moyenne. Sauf que si on a un dépassement, bien on vit avec la moyenne donc moins de personnel pour donner moins de service», déplore la présidente locale.

De son côté, le CISSS du Bas-Saint-Laurent affirme avoir fait les vérifications nécessaires et croit que cette option n’a jamais été suggérée.

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