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La date d'échéance est le 25 avril Un nouveau conflit sur le bois d'oeuvre est à nos portes

Publié le 18 avril 2017 à 16 h 49
Auteur :
Jérôme Lévesque-Boucher
Le conflit du bois d’œuvre entre les États-Unis et le Canada est loin d’être résolu. Le syndicat Unifor tire la sonnette d’alarme et estime que les répercussions pourraient être importantes dans nos régions.

Avec un chiffre d’affaires de 15 milliards de dollars au Québec, les enjeux sur le bois d’œuvre sont majeurs. «On risque d'être emportés par la vague», résume Renaud Gagné, directeur québécois d'Unifor. Le vent de protectionnisme américain n’a rien pour rassurer le syndicat. «Écoutez, au Québec, c'est 60 000 emplois, là…À la dernière crise, on en a perdu 12 000, juste des membres chez nous!»

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RENAUD GAGNÉ | Directeur québécois, Unifor (à droite)

De ces 60 000 emplois, 3000 se trouvent au Bas-Saint-Laurent dont plusieurs centaines au Groupe Lebel pour qui la rumeur d’un taux de taxation potentiel d’au moins 25% a de quoi faire frémir. «Le pire, c'est le taux de taxation. On sait qu'il va être déraisonnable. C'est un taux qui sera là pendant un certain temps, le temps qu'il y ait une révision administrative. Et pendant ce temps, on va devoir évaluer nos options», affirme Frédéric Lebel, PDG de l'entreprise. Il ne cache pas que cela pourrait causer des fermetures d’usine. Il pourfend le laxisme du gouvernement fédéral. «Si jamais il négocie, on est même pas certain qu'ils sont encore là. C'est beau se cacher derrière le protectionnisme américain mais on ne comprend pas vraiment la démarche de notre gouvernement, là-dedans.»

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FRÉDÉRIC LEBEL | PDG, Groupe Lebel

La situation inquiète aussi l’Union des municipalités du Québec puisque 135 villes de la province vivent exclusivement de l’industrie forestière. Toutefois, Rénald Bernier, maire de Saint-Pascal et membre du comité sur la forêt de l'UMQ, perçoit une lueur d’espoir. «M. Trump a dit qu'il voulait créer des emplois aux États-Unis. Présentement, s'il empêche le bois canadien d'entrer au même volume de bois canadien qui rentre présentement, ça va avoir un impact sur la construction aux États-Unis dont ça va avoir un impact sur l'emploi directement aux États-Unis. Donc là, c'est un paradoxe, il va falloir qu'il choisisse.»

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RÉNALD BERNIER | Membre du comité sur la forêt, UMQ

Mais Unifor s’inquiète de la perte de main d’œuvre qui pourrait mettre à mal les relances d’usines suite au conflit. «Il nous manque 15 000 travailleurs d'ici 2020, au Québec, pour répondre aux emplois. Comment vous voulez que nos jeunes s'inscrivent dans ces emplois-là et suivent la formation quand il y a de l'incertitude comme ça?»

La date d’échéance pour trouver une entente, soit le 25 avril, approche à grands pas.

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