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Le cri du cœur d’une mère Réduction des services offerts aux autistes

Publié le 8 février 2017 à 15 h 30
Auteur :
Mikaël Demers

Vivre au quotidien avec un enfant qui souffre d’un trouble du spectre de l’autisme est loin d’être évident. Imaginez en plus si les services auxquels vous avez droits sont réduits. C’est ce que dénonce une mère de famille de Rivière-du-Loup qui sonne l’alarme sur sa situation.

Andréanne Pelletier souffre du trouble du spectre de l'autisme. Ayant une autonomie pratiquement nulle, sa famille bénéficiait de l'aide du gouvernement.

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 «Ce montant-là , on l'utilisait pour des fins de semaine de répit pour être capable de passer du temps avec les autres enfants parce qu'Andréanne a un frère et des soeurs», explique la mère d’Andréanne, Annie Ouellet.

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Mais voilà que le couperet est tombé en 2014. «J'ai demandé un augmentation de ce montant-là parce qu'il n'était plus suffisant. Je me suis fait avoir à mon propre jeu parce que j'ai été coupé», déplore la dame.

Cet appui, c'est l'aide d'une personne à domicile à raison de 10 heures par semaine. Après des batailles déchirantes avec le commissaire aux plaintes et le protecteur du citoyen, Annie Ouellet a retrouvé ce qu’elle avait perdu. Un combat lourd de conséquences.

 «Moi, ça s'est résulté par une dépression en 2014 toute cette bataille-là. Parce qu'ils m'ont tout pris. Et ça, c'est depuis toujours que je dois me battre comme ça contre le système», condamne la mère.

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Autre coupure, cette fois sur les services de répit à l'externe. Une famille qui nécessite peu d'aide reçoit un maximum de 3620$. Annie Ouellet et son conjoint, eux, ont droit à 1200$ annuellement, et ce même si un spécialiste affirme qu'Andréanne est un cas sévère. «Ils gèrent des dossiers, ils gèrent des sous mais à mes yeux à moi, ils ne gèrent plus des familles», croit-elle.

En plus des compressions dans l'aide aux familles, les services de santé sont aussi affectés.

«C'est des familles qui se font dire qu'ils passent de 20h semaine en intervention et accompagnement à 0h semaine et que la situation sera évaluée à la baisse au cours des prochains mois», mentionne le directeur général de l’Association de l’Autisme de l’Est-du-Québec, Philippe De Carufel.

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«J'ai de la misère à être positive pour les parents de jeunes enfants qui viennent d’avoir un diagnostic», pense Mme Ouellet.

Le pire reste à venir alors que la jeune femme de 19 ans terminera bientôt l'école et devra être surveillée le jour.

 «Le système nous pousse à soit placer nos enfants, soit le parent laisser son travail puis advienne que pourra… Je ne sais pas si qui va advenir. Ce n'est pas rassurant…», laisse tomber la mère.

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