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Des données bien plus élevées qu'ailleurs au Québec Hausse de 75% des reprises de propriétés dans le Bas-Saint-Laurent

Publié le 17 janvier 2017 à 16 h 10
Auteur :
Jérôme Lévesque-Boucher
Situation préoccupante au Bas-Saint-Laurent. Les reprises de propriétés par les institutions financières ont augmenté de 75% en 2016. Des données qui vont bien au-delà de la moyenne québécoise.

114 ménages bas-laurentiens ont dû poser ce geste, en 2016. C’est une hausse presque 4 fois plus élevée qu’ailleurs en province. «On a un taux de chômage qui est quand même assez élevé dans la région, on a un des plus faibles revenus disponibles par habitant et on a un taux d'endettement qui ne cesse d'augmenter, qui est rendu à près de 165% du revenu brut», explique Stéphane Gauvin, syndic en insolvabilité chez Raymond Chabot Grant Thornton.

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STÉPHANE GAUVIN | Syndic en insolvabilité, Raymond Chabot Grant Thornton

Malgré ces explications, Stéphane Gauvin est saisie par une donnée : ce sont les remises volontaires qui font bondir le chiffre. Pour Me Dave Boulianne, avocat spécialisé en droit hypothécaire, la tendance a de quoi inquiéter. « Si jamais les taux d'intérêt devaient augmenter, même de façon minime, je pense que ça pourrait être encore pire. Parce que ce qu'on voit dans les dossiers, c'est que les gens sont vraiment pris jusqu'au cou.»

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Me DAVE BOULIANNE | Avocat spécialisé en droit hypothécaire

Contrairement à la croyance populaire, la remise volontaire de votre résidence ne règle pas nécessairement vos obligations hypothécaires. «Ce n’est pas si simple que ça parce lorsque les gens disent "on va remettre les clés à l'institution financière", c'est l'institution financière qui décide si oui ou non, on reprend l'immeuble en paiement», avertit Me Boulianne. Car si l’institution vend votre demeure en justice et que le montant récolté ne comble pas le montant de l’emprunt, l’institution a le droit de vous réclamer le résiduel.

«Si on est vraiment dans une situation d'insolvabilité, de ne pas attendre. Donc oui, de venir consulter un syndic. Souvent, cette consultation-là, il n'y a pas de frais», conseille judicieusement Stéphane Gauvin.

Une seule façon d'éviter l'éviction: bien préparer votre budget. Parce qu'ultimement, la personne qui signe le contrat hypothécaire, c'est vous.

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