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Charlevoix Tragédie des Éboulements: 15 ans

Publié le 12 octobre 2012 à 18 h 50
Auteur :
Patrick Harvey
Qui ne se souvient pas de la journée du 13 octobre 1997? On souligne un triste anniversaire samedi. Il y a 15 ans, un autobus avec à son bord 48 personnes a dévalé la côte des Éboulements. On connaît la suite, le véhicule a terminé sa course dans un ravin.

Le pire accident routier de l'histoire du Canada a marqué la mémoire collective. « Je pense souvent encore à toutes ces familles qui ont été virées de bord avec cet accident là », a dit Jean Moisan, curé de Saint-Joseph-de-la-Rive.

Par une belle journée de l’Action de grâce, 44 personnes ont péri, dont 43 étaient originaires de Saint-Bernard de Beauce.

Gilles Garand était à l'époque directeur du Service des incendies de Baie-St-Paul. Il a été parmi les premiers à porter secours aux passagers. « On s’est dépêchés à les sortir parce qu’on pensait qu’il y en avait encore des vivants. Ça l’a marqué du monde, même si tu es habitué, ça fesse », a dit l’ancien chef des pompiers de 1987 à 2008.

L’abbé Jean Moisan s’en souvient comme si c’était hier. « Je me revois encore en train de lever les vitres de l’autobus et d’avoir donné l’absolution générale. C’est mon pire souvenir, a-t-il confié. Je n’ai jamais été capable de retourner dans le trou. Ça pris un an avant que je sois capable d’y retourner, puis encore ».

Le rapport du coroner a révélé que l’autobus de la compagnie Mercier a manqué de freins. Le véhicule n’était pas en bon état. Depuis l’événement, le tracé de la côte des Éboulements a été refait. Une aire de vérification des freins et un lit d’arrêt ont été aménagés. En tout 26 millions de dollars ont été investis.

« Cela a eu trop d’influence sur l’avenir à partir de ce moment-là. Pas seulement sur la côte, mais aussi sur le comportement des gens. Et les gens ici qui ont été là, n’aiment pas beaucoup en parler », a dit l’abbé Moisan.

Gilles Garand salue le travail des équipes d’urgence. « C’est sûr qu’on a été chanceux. Sur l’accident, il y avait une ou deux infirmières et il y avait un médecin, a-t-il mentionné. Cette journée-là, tout s’est bien déroulé. Ça peut arriver des fois que ça ne se passe pas aussi bien que ça ».

Un événement qui a surtout fait la preuve de la générosité et de la solidarité des gens d’ici.

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