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Bas-Saint-Laurent Tordeuse: une épidémie inévitable

Publié le 9 février 2016 à 17 h 02
Auteur :
Marc-Antoine Lavoie
La tordeuse des bourgeons de l’épinette est un enjeu préoccupant pour l’industrie forestière au Bas-Saint-Laurent. Les acteurs du milieu se sont réunis aujourd’hui à Pohénégamook afin de se préparer à faire face à l’épidémie qui inévitablement s’emparera de la région.

La progression de la tordeuse des bourgeons de l’épinette se fait à une vitesse fulgurante. Les foyers de la Côte-Nord et de la Matapédia s’empareront bientôt du Témiscouata. 

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La grande capacité de migration des papillons en est la principale cause.« Entre 20 et 50 kilomètres par année en moyenne. Cependant, parfois,  les migrations de papillons ça se produit en une nuit sur des distances de centaines de kilomètres», explique le conférencier et chercheur à Ressources naturelles Canada, Jacques Régnière. 

Les chercheurs ont longtemps cru que les poussées de tordeuse étaient incontrôlables. Les travaux de recherches effectués depuis le début de l’épidémie, ont toutefois démontré qu’il était possible de faire de la prévention en contrôlant les populations avant le déclenchement de l’invasion. Une avancée scientifique importante, mais qui arrive trop tard pour le Québec.

« En 2005, si on avait eu les connaissances qu’on a maintenant, 10 ans plus tard, il est concevable qu’on aurait pu enrayer sinon considérablement retarder le développement de cette épidémie », précise M. Régnière.

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L’espérance de vie des arbres affectés peut toutefois être allongée en épandant de l’insecticide. Jacques Régnière propose aux propriétaires forestiers de se regrouper afin de partager les coûts de cette opération.

« C’est quelque chose qu’on travaille actuellement. C’est évident que ça peut être une approche regroupée de différents producteurs. On a beaucoup de support de plusieurs groupes là-dessus. On espère arriver avec un programme éventuellement », assure le consultant du Réseau Forêt-Bois-Matériaux de Témiscouata, Roger Robitaille.

Le scientifique de renommée internationale se permet également un autre conseil. « Si on a des arbres dont la croissance est faite et qu’on attend pour les récolter…allez-y », ajoute Jacques Régnière.

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Si au Québec l’industrie forestière peut seulement attaquer cette épidémie en protection du feuillage, le Nouveau-Brunswick peu quant à lui opter pour une stratégie préventive. M. Régnière prévient toutefois qu’on ne peut que retarder l’inévitable, un jour ou l’autre l’épidémie gagnera le territoire.




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