Publicité

Visitez notre nouveau site Internet


Consulter les archives

Nouvelles

« Retour

Congédié par la STQ L'ex-capitaine du traversier de l'Isle-aux-Coudres défend son travail

Publié le 18 décembre 2012 à 18 h 07
Auteur :
Patrick Harvey
L’ancien capitaine du traversier de l’Isle-aux-Coudres qui a été congédié parle publiquement pour la première fois. Rodrigue Boudreault ne comprend toujours pas ce qui lui a coûté son emploi à la Société des Traversiers. Un arbitre a récemment rejeté le grief qui contestait son congédiement.

Dans sa décision, l’arbitre Marcel Morin a donné raison à la STQ. La faute commise par le capitaine est considérée comme étant « grave ». On souligne également que ce n'était pas la première fois que le capitaine prenait un tel risque.

« Il y a anguille sous roche à quelque part. Je ne comprends pas, je ne comprends pas », a confié Rodrigue Boudreault.

Ce dernier se souviendra longtemps du 11 mai 2011. Ce jour-là, c’était venteux, le capitaine qui cumulait une douzaine d’années d’ancienneté à la STQ, dirigeait le N.M Joseph-Savard sur un fleuve agité.

C’est alors que deux fortes vagues ont successivement frappé le bateau. Des voitures ont été projetées contre la structure du navire, ce qui en aurait effrayé plusieurs.

Il dit avoir fait tout en son possible pour assurer la sécurité des passagers lors de la traversée. « J’ai réduit la vitesse du navire tout en gardant le cap. J’ai dit à mon lieutenant d’aller s’informer en bas s’il avait eu des blessés », a-t-il dit.

La STQ lui reproche notamment de ne pas avoir tenu compte des conditions météorologiques et de ne pas avoir avisé immédiatement la direction après l’incident. « Le bateau était en condition, il n’était pas brisé. Le quai non plus. Il n’y avait pas de blessé, tout était correct pour moi, j’ai continué mon travail », a-t-il soutenu.

Le lendemain, Rodrigue Boudreault a été suspendu avec solde le temps qu’une enquête interne soit réalisée. Un rapport qu’il n’a jamais pu voir. « 15 jours après, j’ai eu une lettre du directeur qui disait que j’étais congédié, qu’il n’avait plus confiance en moi ».

Pourquoi la STQ a-t-elle procédé aussi rapidement dans ce dossier? Une question que M. Boudreault se pose, en soulignant que des mesures disciplinaires auraient pu lui être imposées. 

En ce qui concerne le syndicat : « être obligé de passer par la commission des relations de travail pour me faire défendre par le syndicat. Qu’en pensez-vous?, a-t-il laissé entendre. Je les ai forcés à me défendre ».

Bien qu’il aimerait retourner à son poste à la STQ, il s’est fait à l’idée. Il occupe aujourd’hui un nouvel emploi. « Toute façon, ils sont pas mal plus forts que moi, je ne passerai pas ma maison là-dessus, a conclu M. Boudreault.

« Retour

Publicité

Visitez notre nouveau site Internet

Publicité

Visitez notre nouveau site Internet

Infolettre

Ok