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Sainte-Anne-de-Madawaska EXCLUSIF - Gravement malade, il veut vivre dans la dignité

Publié le 10 août 2012 à 17 h 23
Auteur :
Marie-Pierre Beaubien

Mourir dans la dignité, c’est un débat dont nous avons beaucoup entendu parler au Québec. Nous vous présentons l’histoire d’un homme de Saint-Anne-de-Madawaska, gravement malade,  qui désire, lui, vivre dans la dignité. 


«Au jour le jour, je vis toujours avec une rage, parce que je vois les journées s’écouler», a déclaré Norbert Thériault.  Il compte les jours.  Les médecins lui ont donné entre deux mois et deux ans à vivre s’il ne suit aucun traitement. «Dans un mois, il va falloir que j’aille faire des traitements de chimio, puis une greffe de moelle osseuse dans les reins.   Je fais de la dialyse trois fois par semaine.  Mes transports coûtent cher», a-t-il expliqué.


L’homme de 47 ans est atteint d’amyloïdose : une maladie évolutive grave.  «Peu importe le temps, j’aimerais une qualité de vie que je puisse vivre au moins», a rappelé Norbert Thériault.


Sa santé s’est grandement dégradée depuis le mois d’avril. Ses jambes le font souffrir à un point tel qu’il est impossible, pour lui, d’accéder à la salle de bain ou à sa chambre, situées à l’étage.  Il vit donc dans ce salon.  «Je dors en bas dans un lit que la Croix-Rouge m’a laissé.  J’ai une toilette portative.  C’est gênant d’utiliser une toilette portative, surtout en plein jour.  C’est dur pour moi.  J’ai des enfants.  Ce n’est pas facile», a-t-il indiqué.


Norbert Thériault a demandé de l’aide au ministère du Développement social.  «Je voulais avoir une salle de bain en bas parce que je ne peux pas monter en haut.  Ils m’ont refusé.  J’étais supposé d’avoir une femme de ménage et de l’aide à domicile.  Je n’ai jamais rien eu de ça», a souligné le résident de Sainte-Anne-de-Madawaska.


Il est désemparé.  «Je n’ai pas d’aide.  Où puis-je avoir de l’aide.  C’est ça que je demande.  C’est tout », a-t-il affirmé.


Il lance un cri du cœur.  «Moi, je veux vivre chez nous, c’est tout!  Je veux avoir au moins de l’aide.  S’il y a quelqu’un qui peut m’aider, je serais bien content», a dit le quadragénaire.


Il pourrait même perdre son seul réconfort. «Là, j’ai mon fils qui m’aide, mais, il faut qu’il parte dans un mois.  S’il ne s’en va pas dans un mois, je vais perdre ma pension.  Je n’ai pas d’aide», a-t-il ajouté.


Le ministère du Développement social du Nouveau-Brunswick s’est fait avare de commentaires dans ce dossier.  Mais, pour Norbert Thériault, les jours sont comptés.  Il espère que son message soit entendu.


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