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Des patients réclament un traitement expérimental EXCLUSIF : Chimio-embolisation du pancréas, Barrette contredit

Publié le 21 septembre 2015 à 17 h 40
Vous vous souvenez peut-être de l’histoire de Marc-André Michaud. Cet homme de Témiscouata-sur-le-Lac atteint d’un cancer du pancréas a décidé de payer pour se faire soigner en Allemagne. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette déplore que plusieurs Québécois se tournent vers l’Europe pour subir des traitements. 

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Notre équipe s'est penché sur le dossier.  Plusieurs spécialistes réfutent les allégations du ministre Barrette qui laissent croire que la chimio-embolisation du pancréas est un traitement courant. Vérification faite, la chimio-embolisation dans le pancréas ne se pratique pas au Québec, en raison du manque d’informations et d’études probantes.

Marc-André Michaud est en rémission d’une forme virulente de cancer du pancréas. On lui donnait de 3 à 6 mois à vivre. Il s’est fait traiter en Allemagne. «J’étais condamné, je ne devrais même plus être là présentement. Puis aujourd’hui, je suis très heureux d’avoir tenté ma chance. On l’a éliminé complètement. On a effacé les traces», s'est réjouit Marc-André Michaud.

Le ministre de la Santé parle de commerce de l’espoir. «La technique, le produit utilisé, ça se fait au Québec. Il n’y a aucune raison d’aller dépenser 35 000$ en Europe pour avoir ça.  Ça se fait  ici.  Je le faisais moi-même», a déclaré Gaétan Barrette. 

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Mais les spécialistes sont catégoriques. «À ma connaissance, on ne fait pas de traitement de chimio-embolisation spécifiquement du pancréas.  On fait des traitements de chimio-embolisation du foie notamment, mais pas du pancréas. Ce n’est pas une technique qui est particulièrement reconnue, c’est une technique de l’ordre de la recherche», a expliqué le radiologue du CHUM, Damien Olivié.

Même son de cloche d’un radiologue du CUSM, dans un échange de courriels, le Docteur David Valenti écrit : «Je ne connais aucun centre au Québec qui pratique cette technique. Ça ne veut pas dire que le traitement est nécessairement inefficace, mais dans l'absence d’étude qui démontre un effet positif ce n'est pas un traitement que nous offrirons». 

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Le médecin allemand Thomas Vogl traite plusieurs Québécois, dont cet homme de Saint-Cyprien. «J’avais un cancer de source inconnu métastatique. Ils m’ont dit, on va juste vous prolonger monsieur.  On ne vous guérira pas. Lui, il a vu que j’avais de quoi au pancréas. J’avais une petite tumeur au pancréas», a fait remarquer Clermont Dubé.

«On attend quoi pour faire les essaies pour devenir au moins expérimental», a déclaré Marc-André Michaud.

Le ministre Barrette est interpelé. «Les malades sont prêts à venir vous rencontrer, à vous parler face à face, c’est ça qu’on veut», a lancé la conjointe de Marc-André Michaud, Annie Castonguay.

Cela dit, le docteur Vogl réalise actuellement une étude sur la question. Que fera le gouvernement du Québec pour calmer la grogne de certains patients.

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