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CISSS du Bas-Saint-Laurent Des travailleurs de la santé à bout de souffle

Publié le 13 juillet 2017 à 17 h 12
Auteur :
Marie-Pierre Beaubien

L’épuisement professionnel continue de poser problème dans le milieu de la santé. Le nombre d’employés du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent en arrêt de maladie pour des problèmes psychologiques inquiète.

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Plusieurs travailleurs de la santé sont à bout de souffle. «J’ai été 20 ans dans le système. Ça a toujours été avec des coupures. Des coupures et des coupures. La dernière j’étais comme plus capable. C’était la larme à l’œil facile, difficulté de m’adapter.  Même mes collègues de travail me disaient que j’étais devenue plus intolérante, agressive et ce n’est pas mon cas. J’étais rendue à bout», a témoigné la préposée au bénéficiaire à la retraire, Jocelyne Martin.

Au Bas-Saint-Laurent, 225 employés du CISSS ont pris un congé de maladie pour des raisons psychologiques au cours de la dernière année. «Les infirmières font leur possible. Moi, je ne trouve pas ça normal.  Les infirmières ne peuvent pas prendre leur pause. Elles courent», a déclaré une citoyenne.

«Moi, ma nièce travaille dans ce métier puis souvent elle est obligée de faire des doubles», a ajouté un autre citoyen.

«Ils sont dans l’incertitude, puis ça crée beaucoup de stress pour eux-autres »

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Ils souffrent de  dépressions, de troubles d’adaptation, de troubles de paniques, de chocs post-traumatiques, mais aussi de problèmes de santé mentale.

«Il y a 60% des membres de l’APTS qui présentent des indices élevés ou très élevés de détresse psychologique», a rappelé la répondante politique à l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Guylaine Michel. «On avait  29 résidents à coucher après l’heure du souper de 6h30 jusqu’à 11h.  Et parfois il y avait des gens qu’on n’avait pas le temps de coucher ou il était déjà couché. Puis il était dans les selles peut-être depuis l’heure du souper. On ne ferait même pas ça a des animaux. Mais ces gens-là sont pris-là», a déploré Jocelyne Martin.

Plusieurs patients craignent les erreurs médicales. «Pas donner le bon médicament.  C’est sur que ce sont des humains.  On a tous nos limites. Ils sont à bout.  On fait des choses qu’on ne voudrait pas faire», a déclaré une patiente. «Hier, je suis venue voir mon frère, il était en hypoglycémie. Il fait du diabète. Personne ne voyait ca. C’est nous-autres qui nous en sommes aperçu. Il tombe dans le coma s’il n’a pas de soins»

Certaines personnes pointent du doigt les compressions du ministre Gaétan Barrette.   

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