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Charlevoix Compétition féroce pour les microbrasseries au Québec

Publié le 10 novembre 2014 à 16 h 36
Auteur :
Marc-Antoine Lavoie

La compétition est féroce pour les Microbrasseries du Québec. Si le Québec est reconnu parmi les meilleurs brasseurs de bières au monde, les microbrasseries locales ont du mal à être bien représentées dans leur propre région. Même dans Charlevoix qui est pourtant reconnu pour son secteur agroalimentaire.

Les bières de microbrasseries attirent de plus en plus les consommateurs au Québec, au dépend des grands brasseurs. Ces derniers ont toutefois trouvé une façon de ralentir cet élan en signant des contrats d’exclusivité.

« Il en a où on va carrément empêcher l’accès à d’autres produits de microbrasserie ou d’autres brasseries dans l’établissement et il en a qui vont donner un maximum de trois bouteilles. » explique le propriétaire de la Microbrasserie de Charlevoix, Frédérick Tremblay.


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Avec ces contrats, les grands brasseurs promettent aux propriétaires d’établissements des prix avantageux sur leurs produits. Une pratique unique au Québec.

 « Aux États-Unis c’est interdit d’avoir une seule brasserie qui prend le contrôle de tout l’établissement ou d’une chaîne. En Ontario, en Alberta, il a eu des amendes qui ont été très sévères qui ont été payées par Molson et Labatt pour avoir tenté de faire ça. » précise-t-il.

Le propriétaire de l’Auberge jeunesse de La Malbaie, David Huot, a toutefois décidé de garder le contrôle sur les produits de son établissement pour offrir des bières de microbrasseries québécoises. Une situation qu’il tourne à son avantage.

 « Chacun veut tirer la couverte de son côté. Moi je trouve, en même temps, le fait d’amener quatre, cinq microbrasseries comme ça, ça crée pas une petite compétition, mais c’est sûr qu’il t’en donne un petit peu plus. » affirme-t-il.

Pour lui, c’est aussi une façon d’encourager les emplois en régions.

 « Moi quand je vends une bière de la microbrasserie des Îles de la Madeleine, c’est une des seuls entreprises qui roule à l’année.» ajoute David Huot.


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Les contrats d’exclusivités et les moyens financiers des grands brasseurs viennent étouffer l’essor des microbrasseries. Selon Frédérick Tremblay, il faut agir rapidement.

 « Si on continu comme ça, ça pourrait devenir très dangereux pour les microbrasseries. Parce que les grands brasseurs ont énormément de moyens. Ils sont capables de payer des exclusivités à perte pendant un certain nombre d’année pour aller tuer la concurrence.» s’inquiète-t-il. Tremblay.

Face à ce problème, l’association des microbrasseries du Québec veut rencontrer le gouvernement afin de légiférer et limiter les contrats d’exclusivité offerts par les grands brasseurs. Ce qui permettrait, par le fait même, d’encourager l’économie locale.

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