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Charlevoix Réforme de l'assurance emploi: les travailleurs se préparent au pire

Publié le 3 octobre 2012 à 17 h 43
Auteur :
Patrick Harvey
La saison touristique se termine. Quel est l’avenir des travailleurs qui vivent d’un emploi saisonnier dans Charlevoix? La réforme de l’assurance emploi du gouvernement conservateur continue de préoccuper. On se questionne sur les conséquences qu’auront les changements sur leur qualité de vie le printemps prochain.

L’emploi saisonnier qu’occupe Rita Dufour prend fin dans quelques jours, pour recommencer en avril prochain. « On ne sait pas vraiment où est-ce qu’on s’en va », a-t-elle confié.

Après 7 semaines de prestations, elle devra accepter un emploi moins rémunéré et ce, dans un rayon de 100 kilomètres de son lieu de résidence.

Elle, qui est aussi travailleuse autonome, craint les impacts pour elle et pour tous les prestataires. « Il va falloir s’ajuster, mais je ne sais pas comment. Il va avoir des gens sûrement qu’ils vont travailler au noir », a-t-elle dit.


Des changements inacceptables

Au Mouvement Action-Chômage Charlevoix, les inquiétudes sont grandes. « On a eu la fin des mesures transitoires au mois d’avril. On a aussi eu la fin de certains projets pilotes depuis quelque temps. Alors oui, il y a une inquiétude supplémentaire cette année », a laissé entendre Danie Harvey, directrice général.

Avec les changements apportés, on estime que certains chômeurs pourraient perdre jusqu’à 16 semaines de revenu par année. « La saison touristique commence en force à la fin juin. Donc, à partir de la fin février, début mars, on n’a plus rien. On fait quoi? », a lancé comme question Mme Harvey.

Le député du NPD, Jonathan Tremblay, s’est porté à la défense des chômeurs à la Chambre des communes. Il dénonce les nouvelles restrictions qui pourraient faire fuir les travailleurs de la région.

« Souhaitons que ça porte fruit, a dit Danie Harvey. On est un peu démunis devant toute cette situation-là, puisque c’est la loi qui est comme ça ».


Appel à l'aide

Les organismes qui viennent en aide aux gens en difficultés de la région s’inquiètent également. Au Centre-Femmes aux Plurielles, on s’attend que la réforme engendrera des retombées que l’on qualifie malheureuses.

« On sait que les femmes occupent beaucoup des emplois saisonniers. C’est déjà des emplois qui sont un peu précaires », a soutenu Nancy Beauseigle, animatrice.

Plus de femmes pourraient faire appel au service d’aide le printemps prochain. « Ça risque d’appauvrir une partie de la population », a-t-elle conclu.

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